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John Martin

1789-1854 - Peintre anglais

John Martin par Henry Warren

John Martin est un peintre et graveur anglais du 19e siècle. Inspiré par le romantisme et la Bible, ses tableaux représentent souvent de grands paysages apocalyptiques.

Ce qu'il faut savoir

  • Il se fait connaitre à 22 ans par la Royal Academy avec Sadak in Search of the Waters of Oblivion (1811)
  • En 1823, il réalise un série de gravures sur le thème du poème Paradis Perdu de John Milton
  • The fall of Nineveh (1833) lui permet d’être décoré de l’Ordre de Léopold et d’entrer à l’Académie royale belge.
  • Ses plus grandes œuvres sont tirés de l’Ancien Testament et des thèmes apocalyptiques du Jugement Dernier.

Œuvres principales

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Les débuts difficiles

Douzième enfant d’une famille très modeste, John Martin a la chance de pouvoir suivre les cours du révérend local. Il montre déjà un certain talent pour le dessin et commence les cours de peinture à 14 ans. Il part pour Londres en 1806 et parvient à gagner sa vie en peignant et donnant des cours de dessin.

L’année 1811 est un tournant, John Martin envoie son premier vrai tableau Sadak in Search of the Waters of Oblivion à la Royal Academy. Après plusieurs succès il est même appelé auprès du Prince Léopold, futur Roi des Belges, pour y faire de la peinture d’Histoire.

Le peintre ingénieur

C’est en 1820 qu’il devient véritablement reconnu, en exposant Belshazzar’s Feast à la British Institution. Il continue de peindre beaucoup les années suivantes avec entre autre The Destruction of Herculaneum (1822) et The seventh plague (1823) qui continuent de puiser dans les thèmes bibliques et la littérature anglaise dont les œuvres de John Milton.

A la fin des années 1820, John Martin arrête pour quelques années la peinture pour se consacrer à l’amélioration des systèmes de transport et de gestion des eaux de Londres. Ingénieur amateur, il produit de nombreux plans et écrits expliquant ses projets de façon très détaillée. Ces idées, qu’il continua de développer jusqu’à sa mort, ont été en partie réutilisées par le gouvernement anglais pour le réaménagement de Londres dans les années 1870.

« L’artiste le plus créatif de son temps » [1]

Grâce au soutien de ami Léopold, devenu Roi des Belges, John Martin expose en 1833 à Bruxelles où sa toile The fall of Nineveh fait sensation. Elle est acheté par le gouvernement et lui permet d’être élu membre de l’Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique et d’être fait chevalier de l’Ordre de Léopold.

Les années 1830 et 1840 sont riches en production et en exposition avec entre autre The Deluge (1837), The Death of Moses (1838) ou encore The Eve of the Deluge (1840). C’est toutefois dans les dernières années de sa vie qu’il va peindre ses trois derniers chefs-d’œuvre : The Last Judgment, The Great Day of His Wrath et The Plains of Heaven avant de s’éteindre des suites d’une attaque cardiaque.

[1D’après le journal The Mirror of Literature, Amusement, and Instruction, 1828

Aller plus loin

Les articles :
- Wikipédia
- BBC via le site Your Paintings.
- Analyse de ses travaux en ingénieurie civile, International Journal of Epidemiology (En anglais).

Les ouvrages
- Balston T., John Martin 1789-1854 : his life and works, London, Gerald Duckworth (1947). (En anglais)
- Feaver W., The art of John Martin, Oxford, Clarendon Press (1975). (En anglais)

Ecrit par Kesako

Dernière modification : Novembre 2016

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